Alors que la célèbre poupée Barbie fête cette année ses 65 ans, Action Aid a enquêté dans une usine Mattel pour confronter le discours émancipateur de la marque au quotidien de celles qui fabriquent ses poupées. Les conclusions de l'enquête, pourtant menée en dehors du pic de production de fin d’année, sont accablantes ...
10 heures par jour, 6 jours sur 7, elles produisent chaque minute au moins 2 éléments de la célèbre poupée Barbie. Encadrées par une cascade de chefs d’équipe et de contrôleurs, les ouvrières de Mattel doivent encore subir des commentaires sur leur physique, des humiliations publiques, voire du harcèlement, à l’usine ou dans les dortoirs... Il est temps que cela cesse !
Ensemble, demandons à Mme Florine Dubaut, responsable de la marque Barbie, et Mme Sandrine Markey, responsable de la chaîne d’approvisionnement, de mettre fin à l’exploitation et au harcèlement des ouvrières qui produisent les poupées Barbie.
Pour cela, Action Aid a quelques recommandations de bon sens, tirées du rapport : Exploitation à la chaîne : le féminisme selon Barbie
Les ouvrières de Mattel ne pourront pas travailler sereinement tant que leurs collègues pourront se permettre, en toute impunité, de les humilier voire de les agresser. Pour devenir vraiment la "meilleure entreprise où travailler pour les femmes", comme elle le clame sur son site internet, Mattel doit revoir l’organisation du travail dans ses usines.
